Ne vous êtes-vous jamais demandé comment les restaurateurs et les conservateurs font pour traquer les faux au sein des collections des musées ? Réponse avec le scientifique du patrimoine Benoit de Tapol

Il y a 46 ans, Madeleine Hours publiait ce livre, et dotait le musée du Louvre d’un embryon de laboratoire voué à l’étude et l’analyse des biens culturels. Fasciné par la radiographie d’une boite égyptienne, qui révélait qu’il s’agissait du sarcophage d’un fœtus, il semblait que j’avais trouvé ma voie… Après un bac scientifique, je m’inscrivais en chimie à l’université P&M Curie, à Paris VI, et à l’université Paris 1, Panthéon Sorbonne, en maîtrise de conservation et restauration des biens culturels.

Quarante ans après, les techniques scientifiques tant physiques, que chimiques ont considérablement évolué. De l’identification des matériaux constitutifs et des techniques originales, à l’étude des produits d’altération, la science appliquée s’oriente vers la conservation préventive et curative, les interventions vertes compatibles avec le développement durable.

Le thème des faux avait aussi retenu mon attention.  On le croit simple, or il est extrêmement complexe, étant donné que pour la peinture ancienne bon nombre d’artistes donnent pour création propre les compositions, fruit de l’imagination, alors que la pratique de la peinture est souvent laissée à l’atelier… c’est ce que nous tenterons d’élucider…

Benoit de Tapol: chimiste et restaurateur-conservateur de musée auprès du Museu Nacional d’Art de Catalunya

Master 2 en Conservation préventive et Master 2 en Conservation et restauration des biens culturels, Université Panthéon-Sorbonne, Paris I

Licence de Chimie (Module d’organique) Université P&M Curie, Paris VI.

DEUG Histoire de l’art, Université Panthéon-Sorbonne, Paris I.

2019-2026 : contrat laboral au MNAC, chargé de la conservation préventive et la gestion des collections, le suivi scientifique et mise à jour des connaissances, sur les matériaux et les techniques, d’une équipe de 15 conservateur-restaurateurs.

2015-2019 : contrat GOPA-UE, expert senior du projet Patrimoine de l’Union européenne et du ministère algérien de la Culture : « Inventaire, conservation et valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel algérien ».

1993-2014 : Contrat laboral au MNAC, coordinateur interne entre l’équipe d’architectes de Gae Aulenti et la direction du MNAC, pour l’aménagement muséographique des salles, et le cahier des charges du mobilier de réserve. Expertises en conservation préventive et analyses de laboratoire.

1987-2025 : contrat avec l’UNESCO-ICCROM, Rome, pour la création de matériel didactique sur la gestion environnementale dans les musées, et participation subséquente au programme international de l’UNESCO du projet Re-Org, réorganisation des réserves muséales.

Missions de formation en Europe, en Amérique latine, en Asie, dans la péninsule arabique, en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord. Enseignant dans de nombreux masters de gestion culturelle. Membre du CEN, de la comission scientifique de Altamira, du GE-IIC.

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Lugar

Institut français de Barcelona

Sesiones

miércoles 21 Oct 2026
19:00