¡Entrevista exclusiva de Arandel!

Pouvez-vous vous présenter?

Arandel

Je représente le projet Arandel, ce projet est par essence anonyme. On  ne veut pas dire qui sont les gens qui en font parti. C’est un peu comme un spectacle de marionnettes, le plus important est de s’intéresser au spectacle et non au marionnettiste. On essaye d’appliquer ce système à la musique, ce qui est un peu une gageure, vu qu’aujourd’hui c’est assez difficile de ne pas parler de soi quand on parle de musique, de détails personnels, d’influence ou de parcours. Mais finalement on s’est rendu compte que ça fonctionnait très bien, que le public, les journalistes et les professionnels acceptent de prendre la musique pour ce qu’elle est.

Arandel est un projet musical français qui a deux ans maintenant, l’album es t sorti en 2012 chez In Fine, In D, une suite de variation en ré. Il est produit sur la base d’une sorte de dogme qui proscrit l’utilisation d’instruments midi et de sons non produits par le musicien lui-même.

L’idée est de faire de la musique électronique avec des instruments acoustiques (percussions, cuivres, cordes…), avec des musiciens, en privilégiant ce qui a été petit à petit gommé de la musique électronique, comme le hasard, les erreurs, en résumé l’humain. C’est tout un travail en laboratoire pour arriver à recréer les sons qu’on voudrait avoir sans avoir recours à une base de données.

 

Quel projet développez-vous à Valencia ?

On a été invités par l’Institut Français de Valencia à faire un ciné-concert à partir des images de la cinémathèque de Valencia qui sont des bouts de films du début du XXè. Pour l’occasion, on s’est associé avec un artiste plasticien, pour travailler les images en rapport avec la musique, puisque les films en eux-mêmes n’ont pas une histoire commune internet pour créer une musique illustrative sur ces images. Il fallait recréer un film à partir de ces bouts de films d’archives, pour faire naître un dialogue entre la musique et l’image. C’est là qu’intervient Gabriel Desplanque.

GD 

Je suis artiste plasticien, je suis également invité par l’Institut Français de Barcelone pour une résidence en septembre. En revanche, mon travail là-bas sera différent, je ne travaillerai pas sur des archives, mais je tournerai mes propres films. Ce qui m’intéressait avec ce projet-là [le ciné-concert à l’Institut Français à Valencia] c’est que je montais en direct les séquences, en interaction avec la musique. C’est la première fois que je ne monte pas des films de manière « classique », comme au cinéma. Être dans des conditions live était très agréables, on a essayé d’incorporer des élément du spectacle vivant dans notre ciné-concert, d’être en interaction avec le public.

Arandel 

C’est l’idée aussi ce soir d’avoir présenté la première pierre de ce projet qu’on voudrait pouvoir développer et rejouer par la suite, avec peu être plus d’interactions.

GD

Ce qu’on a essayé de faire aussi, c’était de tourner des images sur place pendant la semaine et les mêler aux archives pour que la modernité et l’archive puissent créer un tout.

Arandel

Avec le spectacle qu’on a présenté ce soir, on retrouve un peu la forme de l’album différentes séquences enchainées les une avec les autres, mais avec des éléments récurrents.

 

 

Compartir:  








Enviar
Normas de uso
- Esta es la opinión de los usuarios, no de Institut Français.

- Los comentarios contrarios a las leyes españolas, injuriantes o difamatorios serán eliminados, así como aquellos que consideremos que estén fuera del tema o contengan publicidad.

- "Aviso al moderador". Si considera que algún comentario incumple la normativa, le agradecemos nos lo comunique por esta opción para nuestra valoración.